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Mes contemporains

dimanche 16 décembre 2012, par Michaël Adam

Vous qui, fortuitement, êtes mes contemporains,
Je vis avec vous la même époque, le même temps.
Et comme vous je suis un voyageur, un pèlerin,
Dans un périple qui ne dure pas très longtemps.

Les saisons et les générations se remplacent
Cependant, pour les hommes rien n’a changé :
Depuis Caïn, partout le crime se fait bonne place
Il y a encore les riches, les pauvres et les étrangers.

Ici, c’est la violence canalisée, la mort banalisée,
Là, des hommes torturés et des enfants assassinés.
En tous lieux règnent la haine, et la bêtise canonisée,
“Tous les hommes sont frères” est un slogan d’hallucinés.

Vous qui, fortuitement, êtes mes contemporains,
Je suis comme vous : un voyageur, un pèlerin,
Mais nos chemins sont imprégnés de larmes et de chagrin,
Et dans les rivières polluées, le sang se mêle au purin.

Hommes de mon temps, de la haine brisez les chaînes.
Si vous le pouvez, faites des humains des hommes,
Faites que la dernière n’annonce plus la prochaine,
Que les enfants ne soient plus soldats ni bêtes de somme.