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Éternité

dimanche 29 janvier 2006, par Jean-Claude St-Louis

Selon le Petit Robert (1978), le mot éternité se définit ainsi : Caractère de ce qui est éternel. Durée qui n’a ni commencement, ni fin, ou durée ayant un commencement, mais point de fin. "À sa mort, ses yeux se fermeront pour l’éternité !", ou encore, dans un sens figuré, un temps fort long : "Cela a duré une éternité !" Il est extrêmement difficile pour nous, simples mortels, d’imaginer une éternité, sans commencement, ni fin, ayant l’habitude de tout situer dans une limite de temps. Tout jeune, on m’a enseigné que mon âme était immortelle et éternelle. Si tel est le cas, elle existait donc avant ma naissance et avant même la création du monde. Où était-elle ? Et dans six ou sept milliards d’années, quand le soleil deviendra une supernova et explosera (toutes les étoiles finissent ainsi !), où donc sera mon âme éternelle ? Errera-t-elle dans d’autres galaxies ? Oublions une vie éternelle sur la terre parmi les lions qui paîtraient avec les agneaux, la terre étant devenue une boule incandescente ! Les deux définitions suivantes nous donnent une idée sage ou farfelue de l’éternité : "Le temps est l’image mobile de l’éternité immobile !" (Platon) ; "L’éternité c’est long, surtout vers la fin !" (Woody Allen).