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Zarathoustra

samedi 8 octobre 2005, par Chartrand Saint-Louis

Philosophe et réformateur de la religion de la Perse antique, né en Médie (VIIIe s. ou VIIe s. avant J.-C.). Prêtre de métier. Un petit seigneur d’une famille connue. La société où il vit et prêche est une société pastorale, non encore fixée à la terre.

À l’origine de l’univers de Zarathoustra (ou « Zoroastre »), il n’y a pas une chute, il y a un choix. Cependant l’homme a été victime du mauvais esprit dont le choix malheureux a dérangé l’univers.

À la base de son système de pensée, il y a les idées de commencement, de totalité, de lutte, d’évasion et de choix. Sa représentation du monde est pleine de luttes et de conflits. Il peuple l’univers d’êtres ou de forces qui lui sont bienveillantes ou hostiles, et de nombreux mythes racontent leurs batailles.

Pour Zarathoustra, la justice mène à la félicité.

L’acte essentiel pour tout homme consiste à choisir entre le Bien et le Mal. La communion à l’univers fait place, chez lui, à une communion à l’aspect « bon » de l’univers. Dieu origine de tout et est exemplaire du bon choix. La coopération humaine est aussi essentielle à l’œuvre divine que le concours divin est indispensable à l’homme.

L’acte religieux sert à rétablir l’harmonie. C’est une manière de réparation afin que soit effacé l’échec ou le malheur.

Par le sacrifice du feu, un lien mystique s’installe entre l’homme et Dieu.

L’originalité de sa pensée réside dans sa vision "dynamique" du monde.

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Source :

L’Âme de l’Iran, sous la direction de René Grousset, Louis Massignon et Henri Massé. Paris : Albin Michel, c. 1951, 1990

À lire également, le "Zarathoustra" de Nietzsche (1844-1900) : Ainsi parlait Zarathoustra ; traduction révisée de Geneviève Bianquis ; présentation, notes, bibliographie et chronologie par Paul Mathias. Paris : Flammarion, 1996, 477 p. (cote Dewey : 193 N677a).