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Cris et chuchotements
(Ingmar Bergman)

samedi 1er janvier 2005, par Chartrand Saint-Louis

Bergman introduit dans ce film une frontière très fluide entre le rêve et la réalité.

Il y a beaucoup de huis clos dans ce film dont l’histoire se déroule dans un milieu lui-même très clos.

La grande distance entre les personnages cherche à exprimer leur sécheresse affective.

Les gros plans permettent de pénétrer dans l’intimité des personnages.

Les fondus au rouge donnent l’impression que l’on souffle sur des braises. Le rouge connote la vie intérieure et l’intimité. On peut aussi faire un lien entre ces fondus au rouge et la chaleur du personnage d’Anna. Ce personnage (qui réconforte la mourante) est maternel, affectueux et charnel. Il offre un grand contraste avec celui des soeurs (sèches et tendues entre elles).

Ce film est très austère. Il y a un grand dépouillement sonore. Quelques dits (et des « cris ») et beaucoup de non-dits (« chuchotements »).

Le temps s’écoule lentement. Les longs plans expriment cette dimension temporelle.

La mort est filmée comme un accouchement. Elle est aussi présentée comme une renaissance.

***

Film analysé dans le cadre d’un cours sur le langage cinématographique.