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La négritude

vendredi 24 mars 2006, par Chartrand Saint-Louis

« L’émotion est nègre comme la raison est hellène. »
Senghor

« Si tu veux parler, parle
Parle donc
La parole est Vérité
Parle clairement
Dis la vérité. »
Paroles de langage tambouriné

La négritude est un courant littéraire. Ce néologisme a été introduit dans la langue française vers 1935. Il apparaît pour la première fois dans Le cahier d’un retour au pays natal en 1939. Son inventeur ? Aimé Césaire. Il en dit ceci : « La négritude est pour l’homme noir une condition sine qua non d’authenticité de la création dans quelque domaine que ce soit. » Il s’agit d’une littérature qui naît comme conscience face à l’injustice, qui s’exprime face à la domination et qui tend à devenir face au destin. Les instigateurs de ce mouvement sont des Noirs instruits des colonies africaines francophones (certains Antillais se sentiront appartenir à l’Afrique). Ses principaux thèmes sont l’esclavage, la ségrégation, le colonialisme et l’exil.

Les pionniers de la négritude sont Césaire, Damas et Senghor. Ils en développeront les grands thèmes. Leurs efforts ont abouti à la création d’une maison d’édition « Présence Africaine » où la plupart des œuvres de la négritude seront publiées.

Le courant de la négritude s’est affaibli avec les indépendances politiques dans les années 1960.

Nomenclature des oeuvres majeures de la Négritude

Poésie

Césaire (Aimé)

Cahier d’un retour au pays natal. Paris : Présence Africaine, 1939.
Cadastre. Paris : Présence Africaine, 1961
Corps perdu. Paris : Seuil, 1950
Ferrements. Paris : Présence Africaine, 1960
Les armes miraculeuses. Paris : Présence Africaine, 1946
Soleil cou coupé. Paris : Seuil, 1950

Damas (Léon-Gontran)

Black Label. Paris : Présence Africaine, 1956
Graffiti. Paris : Présence Africaine, 1952
Névralgie. Paris : Présence Africaine, 1966
Pigments. Paris : Présence Africaine, 1937
Poèmes nègres sur des airs africains. Paris : Présence Africaine, 1948

Senghor (Léopold Sédar)

Chants d’ombre. Paris : Seuil, 1945
Chants pour Naëtt. Paris : Seuil, 1949
Éthiopiques. Paris : Seuil, 1956
Hosties Noires. Paris : Seuil, 1948
Noctures. Paris : Seuil, 1961

Théâtre

Césaire (Aimé)

Et les chiens se taisaient. Paris : Présence Africaine, 1956
Le roi Christophe. Paris : Présence Africaine, 1964
Une saison au Congo. Paris : Présence Africaine, 1965

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Source : Amon, B. La thématique de la Négritude dans la littérature africaine francophone, EBSI, Université de Montréal, Octobre 1985.