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Hélas

lundi 26 février 2007, par Michaël Adam

Hélas combien de jours, hélas combien de nuits,
J’ai passé à te languir, douce et belle illusion,
Malgré les doutes, sans cesse je te poursuis,
Bien que les hommes te tournent en dérision.

Malgré les fatalistes qui partout te méprisent,
En dépit des sceptiques et des négationnistes,
Vaine espérance, tu exerces sur moi ton emprise,
Pour toi je suis le plus ardent des protagonistes.

Sans toi, il n’y a point de justice, point d’équité,
Au pays des oliviers, la guerre fait rage
Entre deux peuples aux traditions de l’antiquité,
Mais depuis bien longtemps tu n’es plus qu’un mirage.

Les prières des muezzins et des rabbins fervents
Attisent le feu de l’aversion et de la haine,
Les flammes dansent sur cette terre du Levant,
Consumant les enfants de Mahomet et de Cohen.

Hélas combien de jours, hélas combien de nuits,
Colombe de la paix, trahiras-tu encore ta mission ?
Hélas combien de jours, hélas combien de nuits
Les guerres vont-elles tout dévaster sans rémission ?