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Jean-Louis Millet (art contemporain)

jeudi 11 décembre 2008, par Jean-Louis Millet

Peindre ?

L’homme-peintre est venu au monde avec un besoin de vider son sac qui le prend périodiquement. Un besoin de dire son sentiment de la vie dans le monde d’aujourd’hui qui, sans la peinture, s’exprimerait dans la violence. Un besoin d’oser ne pas plaire en montrant l’horreur de la fatalité de la vie, l’absurdité métaphysique, l’irrémédiable du quotidien. Un besoin de libérer les formes de l’illusion par la rupture du trait et l’abandon du volume, car seule l’expression picturale est irréductible à l’absurde. Il cherche au tréfonds la possibilité d’un autre degré de probabilité qui se trouverait dans l’expression d’évènements imprévus surgis de l’ordre établi d’un système et qui en bouleversent le code. Cette quête est une "métabolisation" du sujet qui le conduit à ne plus le comparer, mais tout simplement à le ressentir avant de "l’éjaculer" sur le média.

L’homme-peintre s’est mis à ses pinceaux, à ses couleurs et à ses encres à cause d’un "incident" qu’il ne révélera jamais sous son aspect authentique parce que cela lui est impossible. Mais il ne tient qu’à vous spectateur de le reconstituer à la lumière de votre propre expérience et tant pis si vous vous trompez. Finalement cela n’a guère d’importance.

Toiles présentées

Le choix réalisé montre les voies que j’explore.

La série 1 est toute dans l’instantanéité du trait seule à même de faire sortir des choses profondément enfouies, Figures multiples (1-01 à 1-03) ou Métamorphoses (1-04 et 1-05) propre à objectiver l’humain ou à humaniser l’objet quotidien.

La série 2 traite aussi de l’objet quotidien car tous les supports sont ici des chiffons récupérés dont je ne fais que révéler les liens qu’ils ont eus tout au long de leurs vies avec l’humain en usant d’une calligraphie "pariétale".

La série 3 est fondée sur le même travail de récupération mais, à l’inverse de la série 2, je cherche ici à abstraire la matérialité de l’objet en le confrontant au jaillissement du trait.

La série 4 à base de collages met en résonance de vieux courriers du 19e siècle avec des événements publics ou privés récents.

La série 5 revient sur l’usage de chiffons récupérés - traité aussi dans mon poème "Art_ifice Visuel" publié sur le Portail dernièrement - pour montrer cette fois le Cri des humbles face à notre impitoyable machine à broyer l’humain. L’inspiration m’en est venue à la lecture d’un recueil inédit de la poétesse
Cathy Garcia "Ailleurs simple" que j’ai illustré récemment.

Premier livre d’art virtuel de Jean-Louis Millet et Jean-Claude Tardif : "Figures & Couleurs".

Le second livre d’art s’intitule "Métamorphoses du Corps Noir". J’ai demandé à Jean-Claude Tardif, un ami poète français de "regarder" quelques-unes de mes toiles et de les traduire avec ses mots-émotions. Nous avons ensuite associé textes et toiles en "livre". Chaque ouvrage a été tiré en cinq exemplaires hors commerce.

À lire : un article percutant de Paul Laurendeau sur les Deux cyber-bouquins d’art (Jean-Louis Millet et Jean-Claude Tardif).

J’ai actuellement un projet similaire en cours avec le poète belge de langue française Werner Lambersy.

Mes autres livres d’art : Casting pour le Néant, brèves de Bruno Toméra et flous de Jean-Louis Millet et Keltia Cantorum, Gwerz de jean-Louis Millet et Paléographes de Cathy Garcia.

Lien pour accéder à la « galerie des oeuvres de Jean-Louis Millet » sur le Portail d’Albert.

Référence : Zen évasion.