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Mais où va leur parfum ?

vendredi 26 décembre 2008, par Jean-Louis Millet

La tête de mort
aux arcades sourcilières marquées de feutre bleu
est là,
à côté de moi,
posée au fond du vieux vinaigrier.
Dave B. visé à son piano
égrène "Blue rondo a la turk"
.
Le Ti’punch m’aide
à gravir les marches
de l’évasion.
Fugace.
Mais c’est toujours çà !
Fort peu Boyard, la soirée.
Merci.
Je préfère aller
au "Septentrion" de Calaferte.
"Take five" arrive.
Voix de velour du sax.
Vas-y Paul.
Grave la basse d’Eugene
.
Je suis Gaubert.
Les pages de Louis
viennent de me mettre une terrible branlée.
Retour sur image.
À chacun son Dali.
À chacun sa veulerie.
Désenchantement.
"Take five" est omniprésent.
Les drums de Joe,
la "basse continue" de Dave au clavier.
Enchantement. Fin.

Choisir une vie, quiète et stérile,
laisser passer ses chances,
laisser s’échapper ses rêves
pour rien.
Si, pour la chambre capitonnée
d’une vie rangée,
triste, si triste.
Si sans surprise...
dans la camisole du « comme tout le monde »
Requiem. Merci Wolfgang.
Ton "Dies irae" m’escapade.
ton "Tuba mirum" m’envole.

Un grain s’abat sur la maison.
Ciel mauve aux reflets jaunes.
Éclairs bleus.
Le tonnerre ajoute au "Rex tremendae majestis".
Fantastique.
"Lacrimosa". Les cieux sont noirs.

Rideau !
En coulisses,
Litz "Rêve d’amour"...

« Des fleurs meurent chaque jour.
Mais où va leur parfum ? ».

***

Poème lu par l’auteur