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Chats, chats, chats...

mardi 16 juin 2009, par Michaël Adam

Je veux vous parler, mes amis, d’un petit animal, de ce félidé
Qui pour les uns fut un dieu, mais pour beaucoup le diable
De ce leste quadrupède fugitif duquel on se fait l’idée
D’une créature domestique, ou sauvage - toujours peu enviable.

Certains vous diront que la nuit tous les chats sont gris
Qu’ils sont maléfiques, ou sacrés chez les pharaons
Qui ont su adorer et momifier l’ancêtre de mon petit mistigri
Celui qui aujourd’hui pour une caresse me donne ses ronrons.

Le chat, disent les arrogants, est un monstre doté de sept âmes
Et quand il est noir, sa seule raison d’être est de porter malheur
Qu’il ne faut jamais réveiller le chat qui dort, mesdames,
De crainte d’être transformées en sorcières de Salem sur l’heure.

Moi je le sais : les chats n’ont qu’une âme, qu’ils soient persans
Bottés, angoras, qu’ils soient de gouttières ou riches siamois
J’aime leurs oreilles en forme de delta et leurs appels perçants
J’aime leur poil fin qui glisse sous ma main et sous mon émoi.

Les chats ont une âme, une seule, belle comme celle de ma Minette
Et j’ai besoin de leur tendresse, de leur mystère, de leur jolis minois
De leur robe chaude qui vibre de la queue à la binette
Lorsque ma main souvent se perd dans son poil soyeux, et s’y noie.

Les chats ont une âme qui, lorsqu’on la caresse, se met à chanter
Les chats ont une âme et non sept, digne et généreuse
Les chats ont une âme qui rêve et qui sait vous enchanter
Les chats ont une âme qui met dans ma vie une note heureuse.