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Joli fauve

jeudi 12 novembre 2009, par Michaël Adam

Bonsoir, belle et fière chatte grise, joli fauve,
Que j’aime entendre, amie féline, ton ronron
Dès que tu t’allonges sous un ciel encore mauve
Pour que je caresse ton amitié sur ton dos rond.

Lorsque tu te couches sur ma feuille, en silence,
Tu m’empêches, joli fauve, et d’écrire et de lire,
Ton museau gracieux me câline et ta queue se balance,
Mais mon affection pour toi va jusqu’au délire.

De caresser ta douce toison me suffit pour l’heure.
Et ce moment est si précaire que je me défends
De briser cet instant, plus fragile qu’une fleur,
Que je n’échangerai pas pour mille rêves d’enfant.

Alors, laisse ma main glisser sur ton poil gris,
Laisse-moi, sur ta robe et ta queue qui se dresse,
Promener le creux d’une main esseulée et aigrie
Et poser sur tes câlins mon affection et ma tendresse.

Puisque comme toi, amie féline, ma muse s’endort,
Toi, la plus fidèle amie des bonheurs éphémères,
Viens, partons tous les deux, joli fauve que j’adore,
Emmène-moi, veux-tu, vers un monde moins amer.