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Au centre des choses
qui tombent

lundi 1er mars 2010, par Jean-Louis Millet

Au centre des choses qui tombent
la lumière coule du ciel en lourdes gouttes noires
qui font s’extasier une terre bleu écru
à l’haleine volumineuse gorgée de chaleur

Au centre des choses qui tombent
une pesanteur patinée de chair et d’os
attire inexorablement toute chose
au cœur du corps noir d’argent pur.

Au centre des choses qui tombent
à l’heure où tout se forge au violet
fraîcheur d’iode et de sel
avant qu’un froid lunaire pince l’eau
jusqu’à la froncer dans le gel
d’un long cri de pierre.

Au centre des choses qui tombent
dans les limbes alambiquées des alcools alibis
l’âme usée par les vents d’affliction
à force de regarder au lieu de voir
peut enfin trouver la solitude dans la satisfaction
Non retour assuré

Au centre des choses qui tombent
une porte
une simple porte pâle
ouverte dans le ciel

***

Ce poème est en ligne sur zen évasion dans le recueil "Au bout de l’envers".