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Éloge de la paresse

samedi 30 avril 2005, par Chartrand Saint-Louis

J’ai lu ce bel extrait dans le dossier « éloge de la paresse » du Magazine littéraire de juillet-août 2004 (no. 433) :

« ... opposer à l’ethos activiste de l’autoaffirmation le modèle d’un individu autosuffisant, capable de réduire ses exigences à un strict minimum « naturel », de ne rien souhaiter d’autre que ce dont il dispose déjà, de s’imposer une discipline suffisamment radicale pour éviter tous les pièges du désir non satisfait et suffisamment spontanée pour n’engendrer aucune frustration, d’entretenir une relation non violente, dépourvue de toute espèce d’agressivité avec la réalité, de remplacer la frénésie de l’intervention active par la disponibilité et le courage de laisser faire, ... »

Philosophe allemand Sloterdijk, Cité par Jacques Bouveresse, Rationalité et cynisme, éd. de Minuit, 1985.