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Maurice Roth (art figuratif)

lundi 20 août 2007, par Maurice Roth

Maurice Roth, peintre connu en Israël, expose dans cette « galerie virtuelle » des oeuvres qui dépeignent l’atrocité, la souffrance et les horreurs de la guerre.

« Petit enfant, la route de Moshé Roth est celle d’un être poursuivi, errant, vagabondant de cache en cache, de peurs en terreurs et de fausses identités en noms d’emprunt. Le chemin du peintre Moshé maîtrisant le monde qui naît de son pinceau est, lui, infiniment spécifique. Sans savoir même quelles sont les origines du peintre, on est immédiatement envahi par les impressions qu’il sait nous communiquer : sentiment d’intériorité, de fragilité, de tourment et de souffrances. » (Irit Salmon, préface, p. VI, « Maurice Roth : La lumière captive : Exposition d’oeuvres peintes (lavis, encres, fusains) », Yad Vashem, Jérusalem, hiver 1991)

« Ce que l’on pourrait prendre pour un choix délibéré d’artiste n’en est pas. L’innommable est partie constituante de l’oeuvre du peintre, quelle que soit la façon dont il nous le livre : par le titre absent, par la forme seulement évoquée, par la couleur qui, lorsqu’il consent à l’utiliser, s’échappe constamment des nuances repérables pour retourner au noir originel. » (Michèle Gans, préface, p. VIII, « Maurice Roth : La lumière captive : Exposition d’oeuvres peintes (lavis, encres, fusains) », Yad Vashem, Jérusalem, hiver 1991)

« Ces corps que la douleur disloque et désarticule jusqu’à la difformité sont voués à s’amalgamer à l’ombre. Peu à peu, les noirs et les encres gagnent, envahissent, dévorent les visages et les membres qu’ils vont engloutir, les résorbant « dans l’avare silence et la massive nuit », les restituant au chaos primordial. » (Gilles d’Humières, préface en date du 18 novembre 1990, p. IV, « Maurice Roth : La lumière captive : Exposition d’oeuvres peintes (lavis, encres, fusains) », Yad Vashem, Jérusalem, hiver 1991)

Ce sont « de grands tableaux sombres entachés soudain d’étonnantes clartés. Peu de contrastes cependant. Ce n’est pas dans la nature du peintre. La force, la vigueur, la rage de témoigner, de voir, de vivre s’expriment ici sans âcreté. » (C.H., « Maurice Roth : Une brutale sincérité », Cahiers de France et du Mexique, Le Journal français, Mexico, 1970, p. 23)

« Le thème de la Shoah est au centre de l’art de Moshé Roth. Cependant, il n’est traité ni de manière réaliste ni à la façon expressionniste, évitant même d’utiliser les moindres éléments figuratifs, formels ou tout autre mode auquel on s’attendrait pour exprimer traditionnellement la souffrance de l’humanité. Le corps humain se métamorphose chez lui en des masses quasi abstraites dans lesquelles seul un spectateur sensible ou averti peut soupçonner la présence d’une évocation délicate : celle d’un vieil homme, d’un enfant, d’une mère. Qui plus est, ces ombres d’hommes, entassées, pressées ou prises isolément semblent occuper le sombre infini d’un espace non décrit. Elles en sont à la fois les poursuivants et les poursuivis. Dans cette mouvance tragique, seule la blancheur du papier qui jaillit parfois entre le noir des encres laisse entendre que l’espoir n’est pas complètement banni des oeuvres de l’artiste. » (Dalia Tawil, préface, « La Shoah : impressions d’artiste », Exposition des oeuvres de Moshé Roth au Musée de la Yeshiva University à New York, Yeshiva University Museum, 1976)

Lien pour accéder à la « galerie des oeuvres de Maurice Roth ».