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Les horloges fatiguées *

jeudi 5 août 2010, par Jean-Louis Millet

Odeur,
rebelle,
animale,
de l’amour dans la poésie
des corps mêlés
au sommeil d’orage
Solidarité minérale
aux portes pleines de vents
Interroger les énigmes
de l’âge ultime
de l’âge du délabrement où tout
se lézarde,
s’effrite,
croule,
s’éboule
orgueil affaissé
en dormition au lit clos de la résignation
d’entrailles et d’esprit.
Retrouver le temps des horloges
les écouter confesser leur fatigue de sonner l’âge tombal
les fatals accomplissements des utopies et des chimères
des chevaux éblouis
qui ne vont plus à la mer dans l’ombre douce des chemins creux.

***

* Fragments du "Cheval couché" éclatés et remis en (dés)ordre...

Ce poème est en ligne sur zen évasion dans le recueil "Au bout de l’envers".